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July 27, 2026

La communauté internationale JCAR ATRACE se réunit à Aix-la-Chapelle pour faire progresser la gestion résiliente au changement climatique des risques d’inondation

Les 18 et 19 février 2026, plus de 70 experts venus de Belgique, d’Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas se sont réunis à Aix-la-Chapelle pour discuter de la manière dont les informations relatives au changement climatique sont utilisées dans la gestion des risques d’inondation.

Cet atelier a été l’occasion de comparer les différentes approches, de partager les enseignements tirés et d’explorer comment une coopération transfrontalière renforcée peut favoriser la résilience climatique.

Les discussions ont porté sur l’application pratique des scénarios climatiques, la communication des risques d’inondation et des incertitudes qui y sont liées, ainsi que sur les défis liés à la traduction des informations climatiques en politiques et mesures efficaces de gestion des risques d’inondation.

Organisé dans le cadre du programme JCAR ATRACE et soutenu par les autorités nationales et régionales des pays du Benelux et de l’Allemagne, cet atelier a offert une plateforme aux chercheurs, aux décideurs politiques et aux professionnels pour tirer des enseignements de leurs approches respectives et identifier des opportunités de coopération plus étroite.

Apprendre par-delà les frontières

L’atelier a été inauguré par Oliver Krischer, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Transports de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Dans son allocution d’ouverture, il a souligné l’importance de la collaboration entre la science et la politique et a mis en avant la valeur de l’apprentissage par-delà les frontières pour relever les défis liés au climat.

Tout au long de cet événement de deux jours, les participants ont comparé la manière dont différentes régions utilisent actuellement les informations climatiques dans la gestion des risques d’inondation.

Les discussions ont révélé des variations significatives dans les méthodes d’application des scénarios climatiques, allant de régions qui intègrent systématiquement les projections climatiques futures dans la planification et la conception des infrastructures à celles qui continuent de s’appuyer principalement sur des données historiques.

Malgré la diversité des approches, les participants ont identifié plusieurs défis communs, notamment la communication de l’incertitude, la traduction des informations climatiques en actions concrètes et la nécessité d’une coordination renforcée entre les bassins fluviaux et au-delà des frontières nationales.

Un défi commun : rendre les informations climatiques exploitables

Un thème récurrent tout au long de l’atelier a été la nécessité de rendre les informations climatiques plus faciles à utiliser.

Alors que les scientifiques mettent souvent l’accent sur l’incertitude et la complexité de la modélisation climatique, les praticiens ont souligné l’importance de disposer de recommandations simples et exploitables.

Les participants ont convenu que les scénarios climatiques devaient être communiqués de manière à faciliter la prise de décision des décideurs politiques, des communautés et des responsables de la gestion des risques d’inondation.

 

Les exemples provenant de Flandre ont suscité un intérêt particulier.

Les participants ont discuté de la manière dont les futures cartes des risques d’inondation sont déjà utilisées pour étayer les décisions d’aménagement du territoire et encourager un développement résilient au changement climatique.

L’approche flamande montre également comment les informations sur les risques d’inondation peuvent être communiquées ouvertement aux citoyens tout en préservant la confiance et l’adhésion du public.

Plus largement, les participants ont souligné l’intérêt de soumettre les stratégies actuelles de gestion des risques d’inondation à des tests de résistance dans les conditions climatiques futures, ce qui constitue un moyen concret de favoriser une prise de décision solide malgré l’incertitude.

Renforcer la coopération transfrontalière

L’atelier a également mis en évidence le besoin croissant d’une coordination transfrontalière.

Les risques d’inondation ne s’arrêtent pas aux frontières administratives, et les décisions prises en amont peuvent affecter les communautés en aval. Les participants ont souligné l’importance d’harmoniser les approches, de partager les données et d’améliorer la compréhension de la manière dont les mesures d’adaptation au changement climatique peuvent influencer les régions voisines.

Un large consensus s’est dégagé sur le fait qu’une coopération renforcée pourrait contribuer à améliorer la cohérence des scénarios climatiques, des évaluations des risques d’inondation et de la planification de l’adaptation dans les bassins fluviaux internationaux.

Les participants ont noté que le principal défi ne réside souvent pas dans la disponibilité des informations climatiques en soi, mais dans la manière dont elles sont communiquées, traduites en décisions et intégrées dans les choix politiques, de planification et d’investissement.

Comment la science peut soutenir la pratique

Sur la base des principaux enseignements tirés de l’atelier, les participants ont identifié plusieurs domaines dans lesquels la recherche scientifique peut contribuer à la gestion future des risques d’inondation :

  • Soutenir les tests de résistance des mesures de gestion des inondations existantes et prévues.
  • Évaluer les stratégies de communication relatives aux informations climatiques.
  • Évaluer les impacts en amont et en aval dans les bassins hydrographiques transfrontaliers.
  • Explorer des combinaisons efficaces de mesures structurelles, fondées sur la nature et basées sur l’assurance.
  • Étudier le rôle de l’aménagement du territoire et des labels climatiques dans l’amélioration de la résilience.

Perspectives

L’atelier d’Aix-la-Chapelle a démontré l’intérêt de réunir des chercheurs et des praticiens de toute l’Europe du Nord-Ouest.

Bien que les approches diffèrent d’une région à l’autre, les participants partageaient un objectif commun : améliorer la résilience face aux futures inondations dans un climat en mutation.

Les discussions ont renforcé un message clair : une gestion efficace des risques d’inondation nécessite non seulement de meilleures données scientifiques, mais aussi une meilleure communication, une coopération renforcée et des solutions pratiques pouvant être mises en œuvre au-delà des frontières.